Démographie De Montréal
Démographie
La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 750 542 habitants (2008), selonStatistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C’est la 15e plus importante aire urbaine d’Amérique du Nord et la 77e mondialement.
Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,6 million d’habitants depuis les défusions du1er janvier 2006. Ce nombre élevé d’habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.
Langues
La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) a le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n’ayant ni le français ni l’anglais comme langue d’origine tandis qu’environ 12,3 % se déclarent anglophones.
Sur l’ensemble de l’île de Montréal, le constat change alors qu’environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l’une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l’anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l’anglais (surtout concentrés dans l’Ouest de l’île de Montréal).
Certaines personnes ne sont capables de communiquer ni en français ni en anglais. Cependant, la tendance qu’ont les nouveaux immigrants à apprendre l’une des deux langues majoritaires s’est accélérée depuis l’introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L’italien, l’allemand, le portugais, l’espagnol, le grec, le roumain, le yiddish mais aussi le berbère (kabyle), l’arabe, le cantonais, levietnamien et l’hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L’usage du français à la maison, en général, a progressé dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s’est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.
Par ailleurs, les statistiques de 2006 affichent un renversement de la tendance. En effet, tous les arrondissements de la ville ont vu leur proportion de locuteurs francophones diminuer depuis 2001. En cinq ans, cette variation est d’une amplitude variable selon les districts, allant d’une hausse de 1% dans Loyola (arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce) à une baisse de 29% dans Sainte-Geneviève (arrondissement de l’Île-Bizard–Sainte-Geneviève). La régression du français dans la ville de Montréal est un sujet récurrent dans les médias francophones québécois.
Immigration
La population d’origine européenne est en vaste majorité d’ascendance française, irlandaise, anglaise et italienne, toujours selon Statistique Canada. Les quatre groupes ethniques en importance sur l’île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235).
Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d’identité ancestrale française etbritannique étaient majoritaires. Ceux identifiés en tant que Canadiens d’identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont en effet majoritairement de descendance française, irlandaise, anglaise et écossaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations.
Religion
Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d’un grand nombre d’églises et detemples, d’où son surnom, au xixe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition chrétienne, dont la vaste majorité de l’Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d’immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.
Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.
Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement du fait de l’immigration récente. La communauté juive de Montréal, bien qu’en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le xviiie siècle. Montréal accueille également de petites communautésbouddhistes, sikhs, bahá’íes et hindoues.
La ville de Montréal dispose d’un important patrimoine religieux.
Attraits régionaux
À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l’Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l’Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.






